• Innocent When You Dream (Tom Waits)

    Somewhere in the United States (probably), in the late 80’s (maybe).

     

     

    This is a song my dad taught me when I was a kid.
    That’s a lie.
    This is a song I learned from some kids in the alley behind the theatre
    That’s a lie too.
    I learned this from Gregory Peck.
    That too is a lie.
    They’re all lies.
    The whole song is a lie.
    No it’s not.
    I learned this from Pavarotti…

    The bats are in the belfry
    The dew is on the moor
    Where are the arms that held me
    And pledged her love before
    And pledged her love before

    And it’s such a sad old feeling
    All the fields are soft and green
    It’s memories that I’m stealing
    But you’re innocent when you dream
    When you dream
    You’re innocent when you dream
    When you dream
    You’re innocent when you dream

    I made a golden promise
    That we would never part
    I gave my love a locket
    And then I broke her heart
    And then I broke her heart

    And it’s such a sad old feeling
    All of the fields are soft and green
    And it’s memories that I’m stealing
    But you’re innocent when you dream
    When you dream
    You’re innocent when you dream
    When you dream
    You’re innocent when you dream

    We’ve running through the graveyard
    And we laughed, my friends and I
    We swore we’d be together
    Until the day we died
    Until the day we died

    And it’s such a sad old feeling
    All of the fields are soft and green
    And it’s memories that I’m stealing
    But you’re innocent when you dream
    When you dream
    You’re innocent when you dream
    When you dream
    You’re innocent when you dream

    And it’s such a sad old feeling
    The fields are soft and green
    And it’s memories that I’m stealing
    But you’re innocent when you dream
    When you dream
    You’re innocent when you dream
    When you dream
    You’re innocent when you dream


  • Il n’y a pas de fin – Part. 2

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    « Ils créent l’illusion qu’ils sont le monde et que vous l’avez trahi, que vous les avez trahi, mais le monde est tellement plus vaste. »
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    Liepāja Beach.
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    Le « Juodasis Vaiduoklis » (« Fantôme Noir ») du port de Klaipeda.
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    4H du mat’, quelque part en Lettonie…
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    Warsaw’s moon
    Financial District S.F.
    Financial District by night, San Francisco.
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    « Mais je n’ai trouvé de patrie nulle part, je ne suis jamais qu’un passant dans toutes les villes, et en partance sur tous les seuils. »
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    Vallée de l’Orkhon (Орхон аймаг), Mai 2017.
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    « It’s the City of Angels and constant danger/ South Central LA, can’t get no stranger / Full of drama like a soap opera, on the curb / Watching the ghetto bird helicopters, I observe »
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    Quand on lève les yeux sur l’A11, des fois.
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    Après cinq jours et environ 3000 kilomètres en camion, nous arrivons à destination : Ladi !
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    Courte pause sur une plage déserte au bord de la mer Égée…
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    Bendé et Malka, 19.05.2017
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    « L’horizon est un arc / mais aussi l’arcade sourcilière / d’un pharaon / Malheur à celui / qui se contente seulement / de se lover sous l’arme / de son ennemi. »
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    Sur les routes d’Allemagne… Avril 2017.
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    « Any day now, I shall be released… »
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    Au milieu de nulle part dans la tempête… Les statues de pierre ne bronchent pas et ça fait des siècles que ça dure… Il n’y a pas de fin.

     

    Citations : Rachel Kushner, Nietzsche, 2Pac, Hawad (poète touareg), Bob Dylan.
    Texte : Manu
    Photos : Malka et Manu


  • Passage en Hongrie

    Le premier mot hongrois que l’on apprend est « eladó », « à vendre », dans la campagne que nous traversons, des deux côtés de la route et sur une bonne moitié des maisons, ce mot s’affiche sur des pancartes quand il n’est pas directement écrit à même la brique ou le parpaing.

    Sur la route_champs

    Nous traversons des champs interminables, des petits villages flingués au nom plein de g et de y, avec des trémas sur les o et des accents sur les a. Notre camion passe des baraques hors d’âge, de constructions douteuses, sur l’une d’elles, des sortes de décalcomanies de personnages Disney. C’est absurde mais ça me rappelle cette partie des États-Unis que nous avons traversé il y a trois ans en bus Greyhound, et cette ville, Santa Maria, entre San Francisco et L.A. où nous avons passé la nuit. Là-bas les mômes, tous des petits d’origine mexicaine, avaient carrément stoppé leur entraînement de baseball pour venir nous voir aux grilles du parc, trop étonnés de voir des blancs-becs avec de gros sacs sur le dos débarquer ici. Pas de baseball à Daruszentmiklós, on y croisera pas le moindre enfant non plus, mais j’éprouve cette même sensation d’être dans un grand nulle part au bout du monde, comme si nous étions les seuls étrangers à être passés par ici. Le camtar cahote sur la route cabossée, presque toutes les maisons sont eladó.

    Sur la route_panneau

    Après nous être perdus sur des chemins de terre, plongeant dans une forêt d’arbres de contes fantastiques, nous revenons sur nos pas et trouvons enfin le camping gratuit où Sara a passé une nuit il y a de ça plusieurs années. Le terrain borde le Danube où une famille pêche sans grande conviction, il n’y a personne à part eux, il faut dire qu’on est début Avril. Après être passés par les sanitaires, on va au bar du camping – un barnum et une cahute – où on commande des bières hongroises pour 350 forints la pinte soit à peine plus d’un euro. À ce prix là, on s’en remettra une tournée avant d’aller taper dans celles qui nous attendent à l’arrière du camion. La soirée se passe pénard, on plante les tentes et le soleil décline lentement, c’est la deuxième fois que nous passons la nuit au bord du Danube après celle d’hier à Oberloiben, Autriche, et demain nous serons en Serbie.

    Hongrie_drapeauHongrie_réceptionCamping

    Le lendemain, je suis réveillé à l’aube par le concert de dizaines d’oiseaux déchaînés, un gros bordel ! Je vais pisser dans le brouillard matinal puis retourne dans la tente où je finis par me rendormir dans une sorte de demi-sommeil peuplé de rêves étranges, dans l’un d’eux le Danube est en fait le Mississippi, et il a visiblement toujours été là, en Hongrie. Une fois debout, Malka et moi allons longer le Danube/Mississippi en attendant que le reste de la clique se manifeste. Cela ne fait que quelques dizaines de mètres qu’on marche quand on se retrouve les pieds dans une boue pleine d’enjoliveurs, de bidons d’essence, de rétros, de pneus – rien que des choses essentielles à la navigation – et on s’aperçoit que ce coin est finalement moins bucolique qu’il en a l’air. Au milieu de tout ça, une énorme chaussure marquée d’un « REFUGEES ».

    Hongrie_refugees

    Nous levons le camp en toute fin de matinée, grâce à quelques panneaux j’arrive à capter que nous avons passé la nuit à Harta. Sükösd, Nagybaracska ou encore Hercegszántó suivront avant notre arrivée au poste-frontière de la Serbie où, après un rapide tamponnage de passeports, nous quittons l’espace Schengen.

    Hongrie_Station essence