• Rayon découvertes #5 : Makedonija (Macédoine du Nord)

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    J’exhume une nouvelle fois une vieille rubrique de ce blog, qui m’avait permis d’évoquer des chansons découvertes lors de mes voyages.

    J’ai passé quelques temps en Macédoine du Nord cette année en mai-juin. J’y étais déjà allé en 2022, puis repassé rapidement en 2024. Cette année, au fur et à mesure du voyage, je me suis constitué une playlist faite de chansons traditionnelles du folklore macédonien.

    J’ai bien trouvé les clips de certains de ces morceaux mais ils ne mettent pas forcément en valeur les chansons, je préfère donc rester sur des images statiques (à une exception près). En plus, le texte est affiché sur la plupart des vidéos, des fois que vous compreniez le macédonien…

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    1. Jonče Hristovski : Ako Umram il Zaginam

    2. Efto Pupinovski : Lihnida Kajce Veslase

    3. Violeta Tomovska i Kiril Mančevski : Makedonsko Devojce

    4. Aleksandar Sarievski – Zajdi, Zajdi Jasno Sonce

    5. Atina Apostolova : Eleno Kerko Eleno

    6. Aleksandar Sarievski : Jovano Jovanke

    7. Vidanka Georgieva : Mnogu Merak Imam Babo

    8. Aleksandar Sarievski : Filizoj Mome, Filizo

    9. Cane Nikolovski : Parahodot Mi Pristigna

    10. Aleksandar Sarievski : Uci Me Majko Karaj Me

    * Et un autre groupe macédonien à découvrir : Ljubojna.

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    Rayon découvertes #4 : Hrvatska (Croatie)

    Rayon découvertes #3 : Chants des steppes/Chants des villes

    Rayon découvertes #2 : Mongolie

    Rayon découvertes #1 : Grèce

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  • cLOUDDEAD

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    Quand cLOUDDEAD débarque sur le devant de la scène en 2000 à la faveur d’une poignée de singles, personne ne comprend bien d’où sortent ces types ni ce qu’ils font exactement. Dans un hip-hop qui a encore du mal à évoluer et à muter, revendiquant à longueur d’album son « authenticité », les trois zikos de Cincinnati entendront même parfois que ce qu’ils font n’est « pas du rap ».

    Vingt-cinq ans plus tard, le rap a connu toutes les mutations possibles et imaginables, les meilleurs comme les pires, et plus personne ne se pose la question d’où classer cLOUDDEAD : ils font incontestablement partie de la galaxie hip-hop.

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    Leur premier album sort en 2001, il s’agit en fait d’une compilation de leurs six singles 2-titres sortis durant les mois précédents. C’est avec ce disque, sorti sur le label britannique Big Dada, qu’ils vont connaitre un semblant de succès, très limité certes, mais qui me permettra de les découvrir quelques années plus tard. Si aujourd’hui de telles bizarreries sonores ne sont plus rares dans le rap game, à l’époque, franchement, un son pareil n’était pas commun et je n’ai saisi l’aspect « culte » de cet album que récemment, en le réécoutant. Car en effet aujourd’hui, comment ne pas voir le lien évident qu’il a entre cLOUDDEAD et le cloud rap ou le lofi hip-hop, qui n’ont explosé que des années plus tard.

    Le groupe n’existera que cinq ans, sortant un deuxième album en 2004, Ten, puis tirant sa révérence.

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    En cherchant sur le net, j’ai trouvé quelques rares vidéos de concerts du groupe. Je me demandais comment ça pouvait rendre en live tant cela me semblait difficile de rejouer leurs étranges morceaux sur scène. J’ai été assez épaté du résultat ! Évidemment, le live est encore moins « accessible » que l’album, qui demande déjà un certain effort d’écoute… Je fais donc suivre deux liens : une vidéo de vingt-trois minutes compilant des extraits de leurs concerts de 2002, et l’intégralité de leur premier album, cLOUDDEAD, qui s’écoute d’une traite et en entier, de toute façon, si on veut commencer à capter le délire !

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  • D’Angelo & The Vanguard: Live at North Sea Jazz Festival

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    Michael Eugene Archer, alias D’Angelo, nous a quitté le mardi 14 octobre 2025. Il avait été une éphémère superstar du R&B au tournant du XXIe siècle, notamment grâce à son deuxième album, Voodoo, sorti en 2000. Il représentait, avec entre autres Erykah Badu et Meshell Ndegeocello, un courant que l’on a appelé la Nu Soul (ou Neo Soul), très influencé par la soul et le funk des origines et assez éloigné du R&B commercial et stéréotypé de la fin du millénaire…

    Si le premier album de D’Angelo, Brown Sugar, sorti en 1995, lui avait déjà valu un certain succès, ce sont les quelques singles et clips issus de son second disque, Voodoo, qui font de une icône et une star internationale. Mais l’artiste, mal à l’aise avec cette soudaine renommée et les contraintes qui vont avec, plonge dans les excès en tous genres puis disparait presque totalement des radars pendant de longues années, ne réapparaissant que pour quelques collaborations et concerts extrêmement rares. Il ressurgit en 2014 avec un troisième album aussi inattendu qu’exceptionnel, Black Messiah, acclamé tant par la critique que par la public. On aurait pu croire, après ça, qu’il était de retour pour de bon et que l’on n’aurait pas à attendre encore 14 ans pour un nouvel album. Mais le bonhomme avait un problème avec la célébrité et les obligations des maisons des disques. Passée la tournée pour la sortie de l’album en 2015, il se fait de plus en plus rare et ne sort, en 11 ans, que deux nouvelles chansons sur des bandes originales. Il meurt en 2025, à seulement 51 ans, d’un cancer du pancréas alors que, nous dit-on, il travaillait sur un nouveau disque. Son quatrième album solo donc, seulement, en plus de 30 ans de carrière. On espère que l’on pourra l’entendre un jour…

    En attendant, voici l’intégralité de l’un de ses concerts donné lors de la tournée pour la sortie de l’album Black Messiah, le 10 juillet 2015 à Rotterdam, au North Sea Jazz Festival.

    00:00 – Intro/Ain’t That Easy
    08:18 – Vanguard Theme
    12:39 – Betray My Heart
    18:15 – Spanish Joint
    23:50 – Really Love Intro
    26:09 – Really Love
    33:22 – The Charade
    42:18 – Brown Sugar
    51:05 – Sugah Daddy

    Line up : D’Angelo (voix, guitares, claviers) ; Jermaine Holmes, Joi Gilliam, Red Middleton (chœurs, voix) ; Keyon Harrold (trompette) ; Isaiah Sharkey, Jesse Johnson (guitares) ; Cleo Sample (claviers) ; Kenneth Whalum (saxophone, claviers) ; Pino Palladino (basse) ; Chris Dave (batterie).

    RIP D’Angelo!

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