• Atmosphères

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    J’ai déjà publié de nombreux articles à propos ou en lien avec mes enregistrements de terrain (field recordings). Depuis les débuts de Zuunzug, la plupart de nos morceaux en contiennent (balancement du train sur La Transe du Transsibérien, bruits de chantier et de cafetière sur Class War 2022…), ils sont même parfois composés uniquement de ça (Zastava-7). Pour autant, j’en ai encore des centaines d’heures jamais utilisées ! Beaucoup de ces enregistrements n’ont pas vraiment d’intérêt, sauf peut-être pour le souvenir, mais d’autres ont su capter des ambiances – ou bien simplement des sonorités – vraiment intéressantes.

    Durant toutes ces années (je me suis procuré un enregistreur Zoom en 2020), j’ai accumulé de nombreuses pistes d’ambiances et d’atmosphères, constituées principalement de field recordings, que je n’ai jamais publiées parce qu’elles étaient plutôt destinées à être ajoutées dans des morceaux plus développés, à servir de bandes-son pour des spectacles ou encore à être placées sur des albums en guise d’interludes.

    J’ai décidé de publier trois de ces « atmosphères » dans le mois qui vient, avant de lancer les premiers extraits du nouvel album de Zuunzug, constitué essentiellement de morceaux à texte, dont le premier, Travnik, sera disponible courant mars au plus tard.

    Cette première atmosphère est plutôt sombre. Je n’ai jamais vraiment su ce qu’était le son principal, ce ronronnement grave et régulier, capté à Séoul en 2023. Plusieurs autres field recordings s’y mêlent, ils viennent d’un peu partout…

    Zuunzug · Atmosphere #1: The Hum

    Tous nos morceaux sont en écoute sur Soundcloud : https://soundcloud.com/zuunzug

    Photos prises à Gyeongju et Busan. Voir aussi Corée du Sud, mars-avril 2023.

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  • Echoes for Palestine

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    Aujourd’hui sort la compilation Echoes for Palestine, Volume 2 produite par Cities and Memory et Deep Dive Sound, pour laquelle Zuunzug a réalisé le morceau Mount of Olives.

    En vente sur Bandcamp (tout comme Echoes for Palestine, Volume 1 sortie en octobre), tous les bénéfices récoltés seront reversés à l’organisation caritative Hope & Play, qui vient en aide aux enfants de Gaza.

    Le morceau réalisé par Zuunzug contient un field recording (enregistrement de terrain) réalisé sur le Mont des Oliviers, à Jérusalem, par Anders Vinjar. Nous sommes très heureux d’avoir pris part à ce projet.

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  • La Montagne Noire

    (Sur un air de sevdah – part. 4)

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    La suite du voyage nous éloigne un peu de la sevdah puisqu’on quitte la Bosnie-Herzégovine. On reste cependant à ses frontières, au Monténégro. Ce ne sera donc pas une chanson de sevdah qui illustrera cet article, mais un morceau ambient que j’ai réalisé en rentrant de ce voyage et qui contient un enregistrement de la mer Adriatique réalisé à Sutomore, sur la côte monténégrine, et plus précisément sur la plage Devachen, un lieu semi-secret et magique auquel on accède en traversant un tunnel de 400 mètres… Devachen :

    Nikšić :

    Après environ deux semaines en Bosnie-Herzégovine, je suis arrivé au Monténégro via un tout petit poste-frontière dans les montagnes, à une trentaine de kilomètres au sud de Foča, où je venais de passer deux jours. En arrivant par ici, d’emblée, le paysage est magnifique. Je songe à m’arrêter à Plužine, mais je pousse finalement jusqu’à Nikšić. Si vous êtes déjà allé en Ex-Yougoslavie, il y a de grandes chances que vous connaissiez ce nom grâce à (ou à cause de) la bière qu’on y brasse, la Nikšićko, une des plus célèbres des Balkans !

    Je suis resté trois jours à Nikšić mais, à cause d’un sévère lumbago, je n’ai pas pu y faire tout ce que je voulais. J’y ai quand même vu l’impressionnant Monument des Partisans Communistes et la superbe Forteresse de Bedem, d’où viennent plusieurs des photos qui suivent…

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    Podgorica :

    Après des semaines à voyager en bus, j’étais heureux de découvrir une gare ferroviaire à Nikšić, et c’est de là que je suis parti pour rejoindre la capitale du pays, Podgorica. Au Monténégro, de nombreuses villes ont des noms en lien avec la montagne. Le nom même du pays, évidemment, Crna Gora en version originale, veut dire Montagne Noire. Podgorica signifie plus quelque chose comme Sous la petite montagne, mais la ville avait été renommée Titograd durant toute la période yougoslave !

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    J’ai adoré Podgorica. J’avais entendu beaucoup de choses sur cette ville, que les voyageurs et touristes semblent ne pas trop aimer. La raison en est assez simple : Podgorica n’est pas une capitale destinée aux touristes, c’est juste une ville normale avec des habitants dedans. Il n’y a pas pléthore de musées, de clubs, de spots pour expatriés et voyageurs, tout le monde ne parle pas anglais… Si on ajoute à cela que la nature tout autour est magnifique (la mer n’est pas loin, les montagnes assiègent la cité…), on a une ville où les touristes ne passent qu’une nuit en descendant de leur avion, avant de se casser. Ainsi, ils ne découvrent pas vraiment Podgorica, son ambiance, ses différents quartiers, ses bars, ses restaurants, ses parcs… On avait vécu la même chose avec Oulan-Bator, en Mongolie, ville méprisée par les touristes dans laquelle nous avions fait de superbes rencontres et vécu des choses incroyables. Encore une preuve qu’il faut toujours aller voir par soi-même plutôt que d’écouter les on-dit…

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    Sutomore :

    Étant déjà allé plusieurs fois sur la côte monténégrine, j’ai cherché une destination que je ne connaissais pas, et c’est tombé sur Sutomore. Sutomore est une superbe petite ville calée entre les montagnes et la mer, c’est très vivant et très peuplé en été, mais ça n’en reste pas moins magnifique ! Mon lumbago de Nikšić m’a empêché ici aussi de trop grimper aux montagnes, je me suis donc rabattu sur le bord de mer, c’était pas mal non plus !

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    Après trois jours de chaleur intense, j’ai quitté Sutomore sous l’orage et suis retourné traîner un peu à Podgorica… J’ai quitté le Monténégro le 6 août dans le train Tara qui va jusqu’au nord de la Serbie. Je me suis arrêté à Belgrade, où j’ai encore passé trois jours complétement déments avant de prendre pour de bon le chemin du retour.

    (Encore deux articles à suivre avant la fin de la série…)

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    Devachen :

    Visuel : Malka
    Article & musique : Manu

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