23.04.2017, Thessalonique

Une quinzaine de jours qu’on est parti, on en a passé une bonne partie sur la route. Déjà, de l’ouest de la France (Ambrières-les-Vallées) à l’est de la Grèce (Ladi), on a traversé une grande partie de l’Europe. Ensuite, on a fait un aller-retour en Bulgarie pour régler les problèmes mécaniques du camion avec des garagistes bulgares taciturnes. Il y a quelques jours, on est parti pour l’extrême-Est de la Grèce et on a foulé la Turquie après 500 mètres de marche interminable en « zone neutre », sur une route entourée de barbelés et de camps militaires. Enfin, aujourd’hui, on est à Thessalonique, au bord de la mer Egée, après avoir traversé la Thrace Occidentale et longé la mer pendant une nouvelle journée de route. Avant-hier, on a retrouvé nos habitudes citadines et on a été voir Panx Romana, un mythique groupe de punk grec dans le circuit depuis plus de 30 ans.

Et puisque en ce moment beaucoup d’entre vous sont en train de voter, il me semble pas mal d’ajouter qu’ici on n’a pas rencontré un grec qui ne maudisse pas l’Europe et ses vertus ultra-libérales. Ici, tous les produits de la vie courante sont surtaxés et plus chers qu’en France alors que le salaire moyen en Grèce est passé en dessous des 500 euros, tout ça pour payer une « dette » impossible à rembourser.

Ce soir, plus à la demande de nos compagnons de route que de notre propre chef, on va se faire une « soirée électorale » avec moult picole, mais ce ne sera ni pour fêter une quelconque victoire ni pour encaisser une défaite certaine, car pour notre part on n’a pas joué.

Manu

  •   *   *

Après nous être perdus dans les oeufs de Pâques – qui sont de vrais oeufs ici, pas en chocolat, et peints de toutes les couleurs – et nous être noyés dans l’huile d’olive, nous voilà à Thessalonique. Deux jours en Bulgarie nous ont donné l’occasion de visionner des clips bulgares, ce qui est une sacrée expérience, et de sentir qu’on était dans les Balkans en étant trimballés de la ville aux immeubles défoncés à la ferme de campagne, potager en bazar et des poules partout. Mais on est repartis aussitôt, pour le weekend de Pâques, on s’est retrouvés sans trop savoir pourquoi à suivre un pope, un cierge à la main et des oeufs dans les poches avec tous les gens du village, après avoir visité les décombres d’une école abandonnée. A Orestiada, plus à l’Est encore, on a fait avec La Planche la projection de Jour 58 avec les sous-titres grecs, au καφενειο Μπεντρεντιν (Cafeneio Bedreddin). C’est là qu’on a fait un détour par la frontière de l’Europe entre la Grèce et la Turquie et une « promenade » entre deux murs de barbelés. Depuis on a suivi la route de l’origan dans les villages, puis celle de la mer Egée jusqu’à Thessalonique.

Ici c’est la fête jusqu’à tard, la bière n’est pas chère mais le café si, l’électricité est hors de prix même quand aucune lumière n’est allumée, même quand l’eau est froide et les radiateurs éteints, pour rembourser de l’argent qui n’a pas été prêté. Alors on va voir à quoi les élections françaises ressemblent depuis l’autre côté des Balkans, mais ça va, il nous reste des bières, de la Retsina et même  du café pour la gueule de bois.

Malka

 

 

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