Leftöver Crack est un groupe de punk hardcore new-yorkais connu pour ses engagements et sa musique sans concession. « One Dead Cop », brûlot anti-flic, figure sur l’album « Fuck World Trade » sorti en 2004.
En live à Tolmin, Slovénie, Août 2014.
En acoustique, le 4 Janvier 2008 à New York.
Lyrics (version album) :
[Verse 1]
Power abuse, authority misuse
They kill and rape
And it won’t be on the news
But you’re the good one
With the badge and a gun
Braggin’ how you blasted
Gunshot forty-one
[Pre-Chorus]
Policia!
Lined up on the wall
Policia!
Beat an animal
Policia!
Kill and lie some more
Policia!
Conspiracy to cage the poor!
[Chorus]
One dead cop
No more doughnut shop
More dead cops
Might make the hurting stop
Kill cops (x7)
[Pre-Chorus]
Policia!
Lined up on the wall
Policia!
Beat an animal
Policia!
Kill and lie some more
Policia!
Conspiracy to cage the poor!
[Bridge]
It’s a statement to the world, saying to the public, ‘Watch your ass.’
The cops can come into your house at anytime. You have no more rights anymore.
This is the world of big business, and if you don’t wanna playthe game you’d better be prepared to be locked up in prison or out on the streets.
The cops are like another gang, only like, maybe the biggest, y’know?
We’re all fuckin’ helpless. Fuck the police.
[Chorus]
One dead cop
No more doughnut shop
More dead cops
Might make the hurting stop
Kill cops (x7)
[Outro]
I never took such pleasure in a death
A hatred born of freedom’s dying breath
The police kill and then they lie some more
In a conspiracy to cage the poor
Version démente de « Sinkin’ Down », un des meilleurs morceaux de Scott H. Biram, en live en 2010 à Paris. Avec la satisfaction de pouvoir dire : « J’y étais ! »
Some day
Some how
I’m gonna make it go away
I been chasin’ these same old dreams around
Seems like forever and a day
Slippin’ down an old road again
Seems like I been this way before
This same old story’s like an old broken record
All the edges of my memories are worn
Steppin’ out
And fallin’ down
Through all the misery and sin
I’m sinkin’ fast in this old quicksand ground
Wish I could remember
What I had to do to live
Just like I did when I still had a handful of friends
Hey!
On the dawn
There’s a brand new horizon
It couldn’t be any worse than yesterday
Still in your heart
It’s just one more tomorrow
You gotta keep on beatin’ down the day
I keep starin’ up at the judge
Who says he won’t let me find my way
Hey!
Steppin’ out
And fallin’ down
Through all the feel good and pain
You take me in and you, spit me out
Drag it out just like a ball and chain
Would you believe some of my so called best friends
Don’t even know my name
Yeah!
Some day
Some how
I’m gonna make it go away
I been chasin’
These same old dreams around
Seems like forever and a day
Un texte écrit peu de temps après notre voyage en Californie en 2014, il m’a été inspiré par le quartier d’affaires (Financial District) de San Francisco, mais il peut aussi s’appliquer à La Défense ou à n’importe quel autre sinistre « quartier d’affaires » à travers le monde…
Passe, trace ta route sous ton masque de fer
peu de regards se croisent dans le quartier d’affaire
assortiments de figures presque identiques
pour presque la même étique, une sorte de no futur
le tic tac à court terme, transport express
le regard fuyant dans les effluves du stress
là-haut, l’adresse, la même, toujours
combien de fois le tour du monde pour un même parcours
il, déjà fantôme d’un monde fini
recherche ressources pour continuer d’entretenir l’ennui
sociétaire du désastre à venir, sûr
surendetté malgré de belles primes sur salaire
serre le dents dans les rues froides, sous les tours
certaines lumières ne s’éteignent jamais alentour
et lui qui suit la lanterne, guidé par un malade
interminable balade…
Des balles de pluie perlent sur les pare-brises
bousculades de regards vides sur les trottoirs de la crise
dans la cohue, accélère, ne perds pas ton berger
cynique conseiller, éclaireur imaginaire
les routes se ressemblent et toutes mènent ici
comme sous le dôme, il n’y a peut-être aucune sortie
et de l’autre côté du rêve, des hordes de clochards
en guenilles te menacent au bout de tes cauchemars
réveille-toi, si tu n’es pas déjà éveillé
hélas, il se pourrait que si, dans ce cas tu es enfermé
la nuit ne dort jamais dans les bâtiments de verre
de minuit à six heures, il y a toujours de la lumière
tubes néons, comme des phares, éclairent la baie
bouches béantes de buildings prêtes à tout dévorer
tous dans un rêve éveillé et des villes voisines
cette vision de l’enfer fascine…
Alors il tente de filer entre les gouttes grises
et les ectoplasmes en chemise sur les trottoirs bondés
dans le brouillard, grisé par ses nuits sans sommeil
malgré les cachets avalés, comme les bouteilles
aucune étoile ne brille, la grisaille a tout eu
et la terreur s’empare de lui, comme d’autres bien entendu
anonymes dépourvus de nom, ou presque
qui affichent une mine sérieuse sur leur visage grotesque
les taxis tracent, ne font que passer
mais ici le manège-menace ne s’arrête jamais
même si tout s’écroule, que les murs moisissent
le chien berger ramènera le troupeau dans la bâtisse
que ce soit une lumière factice ou une menace
quelque chose doit lui faire savoir où est sa place
et le plan de la ville déteint déjà sous la pluie
il est temps qu’il rentre chez lui…
Au delà du quartier des finances, tout n’est que vice et crime
alors qu’il garde son poste dans la société anonyme
la brume, la bruine, en vérité tout est voulu
et quand les emmerdes arrivent, les éléments évoluent
à une rue du bonheur ou à une rue de la mort
les clochards ne sont ici que pour les besoins du décor
hors-cadre, toutes les menaces seront suggérées
des fois qu’il veuille les tester…
en attendant, chaque minute, ou presque, le métro dégueule
expulse de sa bouche une foule immensément seule
et là-haut où les balayeurs rendent l’univers moins sale
l’illusion est totale et on ne compte plus les heures
à entretenir un leurre, un soi-disant paradis
il, déjà fantôme d’un monde fini
et vu d’ici, d’une ville voisine, cet enfer fascine
mais vous êtes éveillés…