• Épisode 10 : Bar, Monténégro

    1 – 4 septembre 2022

    Après trois jours à Kragujevac, j’ai dû retourner une nuit à Belgrade pour y récupérer ma carte d’identité oubliée à l’auberge de jeunesse ! J’ai donc décidé de rallier le Monténégro depuis la capitale serbe via le train Tara, qui est le seul à relier Belgrade à Bar en journée. Le prix du voyage est dérisoire mais il ne faut pas être pressé : 12 heures (+ 2 autres de retard dans mon cas) pour 475 kilomètres.
    Voir Seat 61 – Belgrade to Bar pour plus d’informations sur ce trajet exceptionnel.

    Pour le reste, Bar a été une des plus belles étapes de tout mon voyage. Était-ce la mer retrouvée, le décor somptueux, l’improbable hôtel-bistrot-resto dans lequel j’ai créché, l’atmosphère en ville ou même, va savoir, le rakija ? En tout cas, ces trois jours sont passés comme une sorte de rêve éveillé.

    Et puisqu’il est toujours compliqué de raconter ses rêves, je me contenterai de publier quelques-unes des images et des sonorités que j’en ai ramené…

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  • Bollettino Del Mare

    Ce Dimanche 13 février – « Journée mondiale de la radio », au cas où vous ne le sauriez pas… – le projet Shortwave Transmissions, lancé par le site Cities and Memory, a été mis en ligne.

    Nous avons réalisé un morceau pour ce projet dont l’appel aux musiciens nous est parvenu en octobre dernier. L’idée était de mettre en musique ou de revisiter des documents radiophoniques venant de différents pays et allant du programme couvrant un évènement historique jusqu’à l’émission de variétés, en passant par le bulletin météo et la piste pleine de bips et de bruits blancs…

    Presque tout ce qui avait un caractère historique était déjà pris quand nous sommes arrivés sur le projet mais il restait, entre autres, un « bulletin de la mer » italien plutôt marrant et rythmé et on s’est dit qu’il y avait sûrement moyen de faire quelque chose avec. Cela a fini par donner Bollettino Del Mare, que voici :

    Une page a été consacrée aux quatre bulletins météo revisités, notre morceau y figure : We talk about the weather

    Il se trouve aussi sur la page principale de Shortwave Transmissions, regroupant les quelques cent vingt morceaux du projet : Shortwave Transmissions

    L’extrait radiophonique original est également disponible sur ces deux pages.

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  • Rijeka

    13 – 16 juillet 2021

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    Entre la fermeture des lieux de sociabilité, les couvre-feux et les confinements, la saison 2020-2021 ne fut pas des plus fantastiques. Aussi, dès qu’il est redevenu possible de voyager, de quitter le pays, on ne s’est pas fait prier.
    Pourtant, les restrictions liées au Covid-19 étaient encore présentes dans de nombreux pays et, alors que l’on avait prévu de partir au Portugal, Lisbonne a soudainement mis en place pléthore de mesures pour limiter la propagation du virus. Résultat, le Portugal est devenu – pour la première fois – plus restrictif en terme de liberté que la France qui, à ce moment-là, accélérait le processus de déconfinement.

    Hors de question de voyager pour retrouver les couvre-feux et les limitations de déplacements, nous avons donc changer de cap et, quasiment en dernière minute, décidés de partir en Croatie. Pourquoi ? Parce qu’un bus pas cher pouvait nous emmener jusqu’à Rijeka, sur la côte Adriatique, à quelques trente-cinq kilomètres au-delà de la frontière slovène, et que la Croatie ne semblait pas trop tatillonne en terme de « mesures sanitaires ». Nous sommes donc partis pour cette ville dont nous ne savions rien, le 12 juillet 2021, en nous disant que l’on déciderait une fois là-bas de la suite de notre voyage.

    La date de notre départ coïncidait avec le jour des nouvelles annonces de Macron et nous avons appris, effarés, la mise en place du pass sanitaire en France alors que nous étions entre deux montagnes dans les Alpes, tout près de l’Italie.
    Quelques heures plus tard, nous regardions Venise au loin de nos yeux lourds d’insomnies, puis nous arrivions à Rijeka en fin de matinée, épuisés par une nuit blanche et plus de quinze heures de bus.

    Rijeka

    « Port et ville industrielle, aux rues rectangulaires et aux maisons noires, c’est la seule localité de la côte qui n’ait aucun attrait pour les touristes. »
    Paul Garde, Vie et Mort de la Yougoslavie, 1992.

    Si, en trente ans, le tourisme s’est développé à Rijeka, il est vrai que c’est loin d’être la ville la touristique de la côte Adriatique, ce qui nous allait très bien ! Elle a eu l’honneur et la malchance d’être désignée « capitale européenne de la culture » pour l’année 2020, mais évidemment cette année-là…

    Située au bord de l’Adriatique, à l’extrémité Nord du golfe de Kvarner et possédant l’un des plus grands ports de la région, Rijeka a toujours attiré les convoitises. Intégrée à la Yougoslavie en 1947 après avoir fait partie de l’Italie (sous le nom de Fiume) et, il y a encore plus longtemps, de l’Empire d’Autriche, elle devient logiquement croate à l’indépendance du pays, en 1991.

    Nous sommes restés trois jours à Rijeka, ce qui est peu pour découvrir la ville, mais nous avons tout de même eu le temps de gravir les 561 marches de l’escalier menant à la forteresse de Trsat, d’où la vue sur la ville est magnifique. C’est aussi un quartier vraiment sympa, plus populaire et un peu moins prisé que le centre-ville.
    Pour la baignade, il faut s’éloigner du cœur de ville. En longeant la mer vers l’est en partant du port de plaisance, on trouve facilement des petites plages ou des criques, parfois bitumées mais toujours propice à la nage ou à la farniente.
    À Rijeka, nous avons aussi découvert le concept des « apartmani », sorte de Airbnb à la croate, l’option la moins chère et la plus « locale » pour se loger, avec bien souvent un appartement entier pour soi. On utilisera presque uniquement ce type d’hébergement durant tout le voyage.

    La suite : Zadar (ou Luka Modrić, l’orgue et le sphinx).

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