Ce morceau est un extrait inédit de notre prochain EP 7 titres : Time Zones, qui sortira en collaboration avec le netlabel Engram Recordings en janvier 2024.
Les voix que l’on entend en fond sonoreont été enregistrées dans des auberges de jeunesse en Corée du Sud (Seoul et Gyeongju) avec des coréens, des taïwanais, des anglais, des belges, des allemands… Merci à eux de leur contribution (involontaire) à ce morceau !
Le voyage de Belgrade à Kragujevac n’est pas très long, mais quand vous le faites dans un bus sans climatisation alors qu’il fait 35°, vous le sentez passer !
Une fois arrivé à destination, j’avais encore 45 minutes de marche car mon logement était à l’autre bout de la ville. Sous un soleil de plomb, avec mon gros sac, j’ai sué et galéré dans les rues tout en esquivant les très nombreux « CRS » (ou plutôt leurs équivalents serbes) qui quadrillaient la zone. Je n’ai compris que plus tard que c’était à cause du match de foot entre l’équipe locale et le Partizan Belgrade, connu pour drainer des supporters quelque peu turbulents. Je revivrai ça encore une fois ou deux en Serbie…
Kragujevac fut une des cités les plus prospères de Yougoslavie grâce son immense usine Zastava qui employait – selon un de mes hébergeurs avec qui j’ai eu une longue discussion sur sa ville et son pays – plus de 50 000 personnes et dans laquelle on fabriquait à la fois des voitures et… des armes.
De ce passé glorieux, il ne reste pas grand chose, même si Kragujevac est une ville agréable. L’usine existe encore mais elle n’emploie plus que quelques milliers de salariés. La partie « arsenal » du complexe, dans laquelle les armes furent fabriquées pendant toute une période, est maintenant complétement laissée à l’abandon et n’est déblayée qu’une fois par an : pour l’Arsenal Festival qui a lieu chaque été ! Le reste du temps, on peut y trainer et explorer les lieux, ce que je n’ai pas manqué de faire évidemment, comme beaucoup d’autres avant moi au vu des centaines de tags et de graffitis.
Visuel de Zastava-5, par Malka
Exceptionnellement, la bande-son associée à cet épisode n’est pas un « pur » field recording mais un morceau du genre ambient/drone. Je l’ai composé en utilisant uniquement les enregistrements réalisés à Kragujevac. Certains ont été profondément modifiés, d’autres ont été mis en boucle, un dernier s’en est sorti presque indemne… L’entièreté de ce que vous entendez vient donc de mes field recordings et rien n’a été ajouté, ce qui nous fait rester dans le concept !
Statue à l’entrée de l’usine.Photos du Knežev Arsenal laissé à l’abandon…Sur la route de Kragujevac.Monument « Interrupted Flight » dans le Šumarice Memorial Park.Pour situer…
Time Enough at Last, le premier album de Zuunzug, est désormais disponible !
On y retrouve certaines des premières compositions comme San Francisco, Last Night et Is There A Beat Generation? mais aussi l’inédit Kali, réalisé récemment, et la collaboration avec Finest Skillz : Hoffmann & Einstein. Tous les titres de l’album ont été retravaillés et remixés par rapport aux premières versions Soundcloud, certains morceaux ont même été profondément modifiés (Northwest Blue, Class War 2022…). Le disque s’ouvre sur Time? et le monologue d’Henry Bemis (voir Time?) pour se terminer 57 minutes plus tard sous la pluie de A Stormy Time. 15 morceaux mixés en une longue piste sur laquelle s’enchaînent les rythmiques hip-hop (Streetz, Stress, Dragon) et les paysages sonores plutôt marqués ambient ou trip-hop (Yellow River, Dr Sax (Part 1), Outside), l’inclassable COV1DI9CHANN3L complétant le tracklisting de cet album composé sur une période de quatre ans riche en évènements, c’est le moins que l’on puisse dire.
Depuis le début de son histoire, Zuunzug a mêlé la musique et les images, c’est pourquoi nous avons tenu à réaliser plus qu’une simple compilation de nos meilleurs fichiers numériques. Time Enough at Last a donc eu droit à son tirage CD, 100 exemplaires en digipack 3 volets avec livret 8 pages !
La vente de l’album s’effectuera via Bandcamp – un des moyens les plus pratiques, qui ne requiert pas d’inscription – avec la possibilité de télécharger l’album en format numérique (wav, mp3, flac, etc.) pour une poignée de piécettes ou de commander le CD pour la somme de 8€ (prix de lancement pour le premier mois, on arrondira à 10€ ensuite). Les frais de port s’ajouteront automatiquement lors de la commande : 2€ pour la France, 3€ pour le reste du monde !