• The Season’s Upon Us…

    Donc, dans un élan de bonté tel qu’il va surement désormais nous apparaitre avec une auréole au-dessus de la tête, le tout-puissant Président Macron à sauvé Noël. Cet homme qui décide aujourd’hui d’à peu près tout ce qu’ont le droit de faire et de vivre 67 millions de personnes, a choisi de sauver la fête durant laquelle est diffusée la seule musique que je ne peux vraiment pas supporter (avec aussi la variété, la dance, la musique militaire, le death metal, le grind, les trucs emo, OrelSan, etc.).

    Il en aura fallu des lois, des confinements, des amendes, des fermetures de lieux de culture et de rencontre, mais Noël est sauf. On ne sait pas si l’on doit se mettre à genoux pour s’écrier « hallelujah » ou plutôt pour reprendre le slogan que clamaient les quelques Gilets Jaunes encore debout lors de la dernière manif dans ma ville : « Travaille, consomme et ferme ta gueule ! »

    Quoi qu’il en soit, on sera tous d’accord pour dire que d’un point de vue sociétal, cette année a été absolument catastrophique. Le « monde d’après » n’a pas eu lieu, quelle surprise. Qu’en sera t-il donc du monde d’après le monde d’après qui n’a pas eu lieu ? On peut dériver là vers les débats des deux auteurs anglais, Georges Orwell et Aldous Huxley, qui ne se sont jamais entendus sur leurs noires visions de l’avenir, l’un soutenant que le futur ressemblerait à « 1984 » et l’autre au « Meilleur des Mondes ».

    Bon OK, c’est salement pessimiste, mais que voulez-vous, c’est Noël ! Alors pour détendre un peu l’atmosphère et fêter la naissance du Père Noël (c’est bien ça non ?), je vous laisse avec la meilleure chanson que je connaisse sur le sujet :

    Dropkick Murphys : The Season’s Upon Us

    The season’s upon us, it’s that time of year
    Brandy and eggnog, there’s plenty of cheer
    There’s lights on the trees and there’s wreaths to be hung
    There’s mischief and mayhem and songs to be sung

    There’s bells and there’s holly, the kids are gung-ho
    True loves finds a kiss beneath fresh mistletoe
    Some families are messed up while others are fine
    If you think yours is crazy, well you should see mine

    My sisters are wackjobs, I wish I had none
    Their husbands are losers and so are their sons
    My nephew’s a horrible wise little twit
    He once gave me a nice gift wrapped box full of shit

    He likes to pelt carolers with icy snowballs
    I’d like to take him out back and deck more than the halls
    With family like this I would have to confess
    I’d be better off lonely, distraught and depressed

    The season’s upon us, it’s that time of year
    Brandy and eggnog, there’s plenty of cheer
    There’s lights on the trees and there’s wreaths to be hung
    There’s mischief and mayhem and songs to be sung
    They call this Christmas where I’m from

    My mom likes to cook, push our buttons and prod
    My brother just brought home another big broad
    The eyes rollin’ whispers come love from the kitchen
    I’d come home more often if they’d only quit bitchin’

    Dad on the other hand’s a selfish old sod
    Drinks whiskey alone with my miserable dog
    Who won’t run off fetch sure he couldn’t care less
    He defiled my teddy bear and left me the mess

    The season’s upon us, it’s that time of year
    Brandy and eggnog, there’s plenty of cheer
    There’s lights on the trees and there’s wreaths to be hung
    There’s mischief and mayhem and songs to be sung
    They call this Christmas where I’m from

    The table’s set, we raise a toast, the father, son, and the Holy Ghost
    I’m so glad this day only comes once a year
    You can keep your opinions, your presents, your happy new year
    They call this Christmas where I’m from
    They call this Christmas where I’m from

    23.12.2020 19:57

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  • Nina Simone : Why? (The King Of Love Is Dead)

    Live, le 14 Septembre 1968 à Londres, chanson écrite par Calvin Eugene « Gene » Taylor.

    Le 4 Avril 1968, Martin Luther King est assassiné à Memphis, Tennessee. Effondré, le contrebassiste Gene Taylor, qui joue à l’époque avec Nina Simone, écrit la chanson « Why? (The King Of Love Is Dead) », ce sera une des seules compositions de toute sa carrière, mais elle est immortelle.

    En concert à Westbury trois jours après la mort du révérend, Nina Simone et Gene Taylor vont jouer pour la première fois ce morceau, appris en quelques heures. Cette toute première version figure sur l’album live « Nuff Said! », sorti la même année. Par la suite, Nina rejouera cette grande chanson encore et encore et, puisqu’il n’en existe aucune version studio, elle la modifiera des dizaines de fois, changeant le texte, la structure, la faisant durer, interpellant le public en plein morceau…

    Nina Simone fut bouleversée par la mort de Martin Luther King, elle était pourtant une des premières à le critiquer. Pour elle, le pacifisme ne menait à rien et le pasteur était beaucoup trop « gentil », elle penchait nettement plus du côté de Malcolm X et des Black Panthers. Pourtant, au même titre que Gene Taylor, elle ne pouvait comprendre pourquoi on avait assassiné un homme si pacifique, et son regard sur les Etats-Unis a encore dû se durcir après ça.

    Ses interprétations de ce morceau, surnommé « the saddest song ever written » (« la chanson la plus triste jamais écrite »), sont d’une intensité incroyable et on peut ressentir toute la douleur, toute la tristesse, de Nina Simone qui se demande réellement « Why? », pourquoi ? Et que va-t-il se passer maintenant qu’ils ont tué le Roi de l’Amour ?

    « Why? (The King Of Love Is Dead) »

    Once upon this planet earth
    Lived a man of humble birth
    Preaching love and freedom for his fellow man
    He was dreaming of a day
    Peace would come to earth to stay
    And he spread this message all across the land
    Turn the other cheek he’d plead
    Love thy neighbor was his creed
    Pain humiliation death, he did not dread
    With his Bible at his side
    From his foes he did not hide
    It’s hard to think that this great man is dead
    Will the murders never cease
    Are thy men or are they beasts?
    What do they ever hope, ever hope to gain?
    Will my country fall, stand or fall?
    Is it too late for us all?

    And did Martin Luther King just die in vain?

    Cos he’d seen the mountain top
    And he knew he could not stop
    Always living with the threat of death ahead
    Folks you’d better stop and think
    Cos we’re heading for the brink
    What will happen now that he is dead?

    He was for equality
    For all people, you and me
    Full of love and good will, hate was not his way
    He was not a violent man
    Bigotry had sealed his fate
    We can all shed tears but it won’t change a thing
    Teach your people, will they ever learn
    Must you always kill with burn and burn with guns
    And kill with guns and burn
    Don’t you know how we gotta react?
    Don’t you know what it will bring?

    Well see he’d seen, the mountaintop
    And he knew he could not stop
    Always living with the threat of death ahead
    Folks you’d better stop and think
    Cause everybody knows were on the brink
    What’s will happen now that the king of love is dead?

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  • Tribute to David Lynch

    La quête du bizarre continue pour Zuunzug avec la réalisation d’un morceau pour la compilation « Tribute To David Lynch », réalisé par le netlabel Cian Orbe. Comme beaucoup des derniers morceaux, « Lynch Highway » est composé en grande partie de field recordings (enregistrements de terrain) avec notamment un son répétitif et étrange capté dans la salle de bain d’une chambre d’hôtel ou encore les tentatives d’un pianiste improvisé dans le café en bas de chez nous… Les voix, elles, sont extraites de « Lost Highway », un des plus étranges mais aussi un des meilleurs films de Lynch.

    Pour écouter et/ou télécharger toute la compilation (38 titres !) : https://cianorbenetlabel.bandcamp.com/album/tribute-to-david-lynch

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