• Ljubojna

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    Ljubojna est un groupe macédonien que nous avons vu en concert cette année pendant le Nišville Jazz Festival, en Serbie. Ce festival est un très gros événement qui se déroule sur six ou sept scènes différentes et dure quatre jours. Ljubojna n’était pas sur la « grande scène » mais sur celle des brass bands, et leur concert nous a bluffé. Ce groupe a vraiment été une de nos grosses découvertes de Nišville, au milieu de plusieurs autres excellentes formations comme Dubioza Kolektiv, Asian Dub Foundation, EuroCubans, Pulkes, Orkestar Alberta Ametovića ou encore Kuhn Fu… (Il y avait aussi Tricky mais c’était nul !)

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    Ljubojna semble être un groupe relativement réputé en Macédoine, il a sorti une dizaine de disques depuis 2005 et de nombreuses vidéos de ses concerts sont disponibles sur Youtube. En fait, il est très facile de trouver sa musique, par contre les informations (en anglais ou français) le concernant sont rares ! Dans ce cas de figure, il n’y a pas grand chose d’autre à faire que de laisser parler la musique et j’ai sélectionné trois des vidéos live du groupe, dans lesquelles il apparait à chaque fois dans une formation relativement différente.

    Mori čupi kosturčanki (2015, Skopje, Macédoine du Nord)

    Krena martinata (2017, OFFest, Skopje)

    Kratovo via Brazil (2017, Astana, Kazakhstan)

    Plusieurs de leurs albums sont également en écoute sur Soundcloud : https://soundcloud.com/ljubojna/albums

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    Je profite une nouvelle fois de cet article musical pour signaler une info Zuunzug : Notre morceau Bravery Cave, déjà publié sur la compilation Thousand New Love de xo-archives, est désormais disponible sur Soundcloud dans une version légèrement différente, remixée et remastérisée.

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  • Épisode 21 : Struga (Струга)

    17 – 19 octobre 2022

    « Down the street the dogs are barking and the day is getting dark… »

    Struga fait partie de ces quelques villes pour lesquelles j’ai eu un gros coup de cœur lors de mon long voyage dans les Balkans. Difficile de dire pourquoi. J’ai bien aimé Ohrid mais Struga (quinze kilomètres plus à l’ouest, toujours en bordure du lac) avait un petit truc en plus. Un côté « l’air de rien », très nonchalant et décontracté, le genre d’atmosphère que j’adore…

    Le balcon de mon hôtel donnait sur la rue Maréchal Tito (et oui !), une rue à la fois commerçante et résidentielle, plutôt animée en journée mais calme la nuit pendant laquelle seules les meutes de chiens errants trainaient là, éventrant les sacs poubelles pour y trouver de la nourriture et fuyant les humains et les hordes rivales…

    À travers la piste qui suit, j’ai essayé de réaliser la bande-son d’une journée sur la rue Maréchal Tito (Улица Маршал Тито) en découpant, en assemblant et en mixant une petite partie des cinquante-neuf minutes d’enregistrement réalisées depuis « mon » balcon entre le 17 et le 19 octobre et de 8h16 à 1h56.

    Déroulé approximatif : 
    0m00s : 08h16 ~~~ 1m50s : 10h56 ~~~ 2m40s : 12h56 ~~~ 3m20s : 15h30 ~~~ 3m45s : 16h10 ~~~ 4m20s : 16h58 ~~~ 05m00s : 19h36 ~~~ 05m50s : 00h36 ~~~ 07m05s : 00h31 ~~~ 07m45s : 01h55

    Citation : Premiers vers de la chanson One Too Many Mornings de Bob Dylan.

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  • Épisode 19 : Prilep (& Bitola)

    9 – 15 octobre 2022

    Les images et les sons de cet article ont été captés à Prilep (Прилеп) et Bitola (Битола), en Macédoine du Nord. Je suis resté à Prilep du 9 au 12 et à Bitola du 12 au 15. J’ai adoré Prilep, magnifique petite cité cernée de montagnes et de hameaux, située à 130 kilomètres au sud de Skopje. J’ai en revanche beaucoup moins apprécié Bitola, la deuxième ville la plus peuplée du pays, dans laquelle rien ne s’est passé comme prévu…

    Octobre en Pélagonie :

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    Quelques photos de ma randonnée jusqu’aux « tours de Marko » (Markovi kuli), dans les hauteurs de Prilep. C’était sublime, ça m’a carrément rappelé la Mongolie :

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    D’autres images de Prilep :

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    Mes photos de Bitola ne sont pas très objectives… N’ayant pas beaucoup aimé le centre-ville, j’ai préféré traîner dans le quartier à moitié délabré qui se trouvait non loin de mon hébergement. En grand fan d’usines désaffectées et de maisons qui s’écroulent, c’est devenu mon coin préféré et j’y ai pris pas mal de photos mais, soyons honnêtes, la ville ne ressemble quand même pas à ça :

    Next stop : Ohrid (Охрид)

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