• Love Minus Zero / No Limit (Bob Dylan)

    Amour moins zéro / Aucune limite

    Mon amour parle comme le silence,
    Sans idéaux ni violence,
    Elle n’a pas à dire qu’elle est fidèle
    Elle est vraie, comme la glace, comme le feu.
    Les gens portent des roses,
    Font des promesses à toute heure,
    Mon amour rit comme les fleurs,
    Les Valentins ne peuvent pas l’acheter.

    Dans les boutiques et aux arrêts d’autobus,
    Les gens parlent de la situation,
    Lisent des livres, répètent les citations,
    Dessinent les conclusions sur le mur.
    Certains parlent de l’avenir,
    Mon amour, elle, parle doucement,
    Elle sait qu’il n’y a aucun succès comme l’échec
    Et que l’échec n’est pas un succès du tout.

    Le manteau et le poignard pendent,
    Les dames allument les bougies.
    Dans les cérémonies de cavaliers,
    Même le pion doit tenir sa place.
    Les statues faites de bâtons d’allumettes,
    S’écroulent les unes sur les autres,
    Mon amour cligne de l’œil, elle ne s’en occupe pas,
    Elle en sait trop pour argumenter ou juger.

    Le pont tremble sur le coup de minuit,
    Le médecin de campagne vagabonde,
    Les nièces des banquiers cherchent la perfection,
    Attendant les dons qu’amènent les hommes sages.
    Le vent hurle comme un marteau,
    La nuit souffle le froid et la pluie,
    Mon amour est comme un corbeau
    A ma fenêtre avec une aile cassée.

    Traduction de P. Mercy, avec quelques modifications de ma part…

    Les vidéos live partagées lors de la création de cet article ont été supprimées par Youtube, j’en mets donc deux nouvelles qui sont uniquement sonores…

    Version live de 1975  :

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  • « Vendredi après-midi dans l’univers… » (Critique du « Vieil Ange de Minuit » de Jack Kerouac)

    La publication française de « Vieil Ange de Minuit » (« Old Angel Midnight » en version originale) propose trois textes de Jack Kerouac.

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    Le premier est bien sûr « Vieil Ange… », un long texte en prose tout droit sorti des carnets d’écriture automatique de Kerouac. Découpé en une soixantaine de paragraphes pour moins de cent pages, la fulgurance poétique y côtoie les babillages sans queue ni tête et on passe, en quelques lignes, du grandiose au ridicule sans que cela ne semble gêner l’auteur le moins du monde ! Un texte réellement étrange, probablement écrit sous l’influence de diverses drogues et où Kerouac laisse son esprit fou guider sa plume. Pas de relecture, peu de ponctuation, Jack transmet ce qu’il a dans le crâne sans s’attarder sur les formes, de la prose spontanée de haut-vol, un texte déroutant, pour les fans purs et durs !

    Le deuxième texte, « citéCitéCITE », est une nouvelle de science-fiction à la William S. Burroughs, c’est clairement une curiosité dans l’œuvre de Kerouac et pour tout dire ça ne marche pas vraiment, l’écrivain ne s’y essayera d’ailleurs pas deux fois…

    Troisième texte : « Shakespeare et l’outsider ». Quatre pages en prose autour de l’œuvre du barde immortel, sympa mais pas indispensable.

    En clair, « Vieil Ange de Minuit », dont Jack Kerouac a dit qu’il s’agissait du seul livre dans lequel il se soit permis de dire absolument tout ce qu’il voulait de la manière dont il le voulait, est un recueil qui s’adresse avant tout aux kerouackiens avertis, ne surtout pas commencer l’œuvre du Jack par cet ouvrage, ça en rebuterait plus d’un !

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    Extraits : « Sois gentil avec le crabe monstrueux, il n’est qu’un autre arrangement de ce que tu es toi – « 
    « Oï, la Russie, il y a de drôles de dessins sur rouleaux ruminés à minuit sur des cahiers gribouillés que nous ne verrons jamais – « 

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    Ceci est la deuxième publication d’un projet de passage en revue de l’œuvre de Jack Kerouac. Les articles auront des formes diverses et variées et des buts indéfinis, il pourra s’agir de critiques, de résumés ou encore de divagations ou de parallèles avec des expériences personnelles… Voilà ! Premier article ici : Big Sur.

    Manu

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  • Exuma, live 1972

     

    Setlist :
    0:00 : Brown Girl (from the album « Reincarnation », 1972)
    2:48 : Attica (from the album « Snake », 1972)
    8:00 : Pay Me What You Own Me (from the album « Reincarnation », 1972)
    11:58 : Empty Barrels (from the album « Reincarnation », 1972)
    16:28 : Exuma, The Obeah Man (from the album « Exuma », 1970)

    Musicians :
    Achmed Ben Mansel (Yogi Bagabby) : Tambourine, maracas, etc.
    Kester Smith : Drums
    Michael O’Neil (Ouimungie Pappa Legba) : Saxophone & congas
    Tony McKay AKA Exuma : Vocals & guitar

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