« Le bon vieux temps, ma dernière occasion d’être normal. Mais ça aussi, ça passe, comme tout en ce bas monde. À présent, j’ai le sentiment que c’est quelqu’un d’autre qui l’a rêvé et me l’a raconté. » (Bekim Sejranović)
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Novi Sad, Serbie, 22.06.2024Trebinje, Bosnie-Herzégovine, 7.07.2024Novi Pazar, Serbie, 25.06.2024Visoko, Bosnie-Herzégovine, 12.07.2024Travnik, Bosnie-Herzégovine, 14.07.2024Tirana, Albanie, 29.06.2024Huế, Viêt Nam, 9.02.2024Eforia, Roumanie, 11.07.2023« N’exigez pas des morts un pacte de paix. »Gwangju, Corée du Sud, 3.04.2023Bar, Monténégro, 2.09.2022Gyeongju, Corée du Sud, 20.03.2023 Timişoara, Roumanie, 30.06.2023 Bitola, Macédoine du Nord, 13.10.2022Incheon, Corée du Sud, 7.04.2023Nha Trang, Viêt Nam, 2.02.2024« Musulmans, chrétiens et juifs mêlés. La force des éléments et le poids du malheur partagé rapprochaient ces gens et jetaient un pont, pour un soir du moins, au-dessus de l’abîme qui séparait une communauté de l’autre. »
21 – 24 octobre : Niš (kilomètre 5175) ; 24 – 27 octobre : Čačak (kilomètre 5358)
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Le 21 octobre, après une quinzaine de jours en Macédoine, j’ai repris le chemin de la Serbie en prenant un bus à Skopje où je venais de repasser deux nuits. Lors de mon dernier jour dans cette ville, je me suis foulé la cheville en empruntant un escalier dans un sale état, cela a impacté toute la fin de mon voyage…
Je suis resté trois jours à Niš, une ville que j’avais déjà très brièvement visité en 2017 lors de ma « traversée de l’Europe » avec quelques amis. Je me suis rendu à la Ćele kula (voir : « la tour des crânes »), très impressionnante, j’ai visité plusieurs musées et j’ai rencontré, un soir en flânant dans les rues, Antoine de Maximy en train de tourner un nouvel épisode de « J’irai dormir chez vous »…
Après tout ça évidemment, l’état de ma cheville ne s’était pas amélioré et j’ai décidé de m’accorder quelques jours de repos complet afin de me « soigner » (c’est à dire ne plus marcher). C’est ce qui m’a mené à Čačak, petite ville de l’ouest de la Serbie dans laquelle je n’ai, pour le coup, ni rencontré personne ni visité quoi que ce soit ! Mais c’était nécessaire, et même si je boitais encore le jour de mon départ, cela n’avait rien à voir avec le jour de mon arrivée…
Lorsque je suis arrivé à Zagreb, je voyageais depuis déjà presque deux mois mais je n’avais toujours aucune envie de rentrer ! J’ai alors décidé de faire une « vraie » pause dans cette ville, histoire de souffler un peu, d’expédier les affaires courantes et de faire mes plans pour la suite. Je suis resté dix jours à Zagreb, et il m’est arrivé tellement de choses que je n’ai pas du tout eu le temps de me reposer… Evidemment.
Lors du tri de mes (très) nombreux enregistrements de voyage, je me suis aperçu que l’un d’entre eux ne contenait aucune information quant au moment de sa captation (normalement, le nom du fichier indique par défaut la date et l’heure de l’enregistrement). J’ai écouté la bande et je suis tombé sur quelque chose d’extrêmement bizarre que je ne me rappelais pas du tout avoir enregistré ! Après enquête, je suis arrivé à la conclusion que j’avais sûrement chopé ça à Zagreb, un soir en laissant traîner mon enregistreur… quelque part.
L’étrangeté de l’enregistrement m’a donné envie de bosser dessus. On y entend un chanteur d’opéra, la radio, des voix, des trucs qui tombent… J’ai découpé la bande et l’ai mêlé à d’autres field recordings captés eux aussi dans la capitale croate. Ça a donné Basement Radio. J’aurais aimé avoir une meilleure qualité sonore pour tenter un truc comme ça mais bon, ça m’a donné des idées pour la suite !